07/12/2011

19/08/2008

19/08/08 - 15:37

"and the mazed world (...) now knows not which is which"


Titania:
(...)
Therefore the moon, the governess of floods,
Pale in her anger, washes all the air,
That rheumatic diseases do abound:
And thorough this distemperature we see
The seasons alter: hoary-headed frosts
Far in the fresh lap of the crimson rose,
And on old Hiems' thin and icy crown
An odorous chaplet of sweet summer buds
Is, as in mockery, set: the spring, the summer,
The childing autumn, angry winter, change
Their wonted liveries, and the mazed world,
By their increase, now knows not which is which....

01/08/2008

01/08/08 - 14:44

[M. de Charlus]: "Hannibal de Bréauté, mort ! Antoine de Mouchy, mort ! Charles Swann, mort ! Aldabert de Montmorency, mort ! Boson de Talleyrand, mort ! Sosthène de Doudeauville, mort !" Et chaque fois, ce mot "mort" semblait tomber sur ces défunts comme une pelletée de terre plus lourde, lancée par le fossoyeur qui tenait à les river plus profondément à la tombe.

06/07/2008

11/06/2008

03/04/2008

22/02/2008

22/02/08 - 17:29

l'odeur de la neige dans la 42eme rue

un mail reçu aujourdhui: il neige à new-york,..... i can smell it
je repense à ce film oublié





& qui se souvient d'Harold & Maude...

20/06/2007

20/06/07 - 12:43

CULTURE ET CONFITURE...Ceci n'est pas une poire

Parfois sur ce site se glissent des pièges! attention!
Certaines images présentées comme des oeuvres d'art
sont des copies grossières!


Anne Sophie Bonno
d'après Luis Melendez - Nature morte aux poires 1805 (sic) , musée de Boston
Copie de détail réalisée à la peinture à l'huile sur toile préparée à l'ancienne, 2005
35 x 27 cm
http://www.galeriebonno.free.fr/galerie-copies-huiles.html
.......Peint avec la bouche ou les pieds???


Still Life with Melon and Pears
about 1770
Luis Meléndez, Spanish, 1716–1780
63.8 x 85.1 cm (25 1/8 x 33 1/2 in.)
Oil on canvas Boston Museum of Fine Arts
http://www.mfa.org/collections/search_art.asp?coll_package=27208&coll_start=21

PS: Louise bonne d'Avranches, obtenue en 1780 M. de Longueval, à Avranches
dommage, le peintre venait de mourir!

Le commentaire farçeur de la pitoyable copie se trouve sur le blog d'Atopia!
http://blog.atopia.gayattitude.com/20070615102447/hommage-aux-grands-aines-4/

De toute façon l'original est déjà assez médiocre... pourquoi s'étaler???

19/06/2007

19/06/07 - 16:18

JDI REMIX /// Ne pas parler de soi, ni autrement, ni en centimètres, ni en paraphrasant l' "effet Proust"


MANET Edouard - L’asperge
Huile sur toile, 16.5X21.5 cm, 1880, Musée d’Orsay, Paris

Je suis parfois rêveur devant ce tableau, mais pourquoi?

Sans doute n'est-ce que parce qu'il me rappelle Albert(-ine) commandant les asperges criées par les marchands ambulants depuis la rue ("j'ai de la belle asperge") dans cet épisode crypté de la Prisonnière où la connotation érotique des aliments s'apothéose avec l'appétit d'Albert(-ine) pour les sorbets du Ritz, colonnes de citron, obélisques de framboise :
"(..) qui se dresseront de place en place dans le désert de ma soif et dont je fondrai le granit rose au fond de ma gorge qu'ils désaltèreront mieux que des oasis .(...)."(la suite est excellente aussi, mais bon, à vous de lire) . Ah, si peu vraisemblable tirade, puisqu'à ce moment il (elle) a probablement la bouche pleine, à moins que ce ne soit Marcel...?

Mais non, mieux qu'un "Petit pan de mur jaune" associé à des pommes de terre mal digérées par Bergotte (association dont l'ironie semble avoir échappé à beaucoup) , l'asperge a chez Proust, comme la senteur d'iris et les traces des limaçons,..///.je m'égare, lisons:

" Mais mon ravissement était devant les asperges, trempées d'outremer
et de rose, et dont l'épi, finement pignoché d'azur et de mauve, se
dégrade insensiblement jusqu'au pied - encore souillé pourtant du sol
de leur plant - par des irisations qui ne sont pas de la terre.
Il me semblait que ces nuances célestes trahissaient les délicieuses
créatures qui s'étaient amusées à se métamorphoser en légumes et qui,
à travers le déguisement de leur chair comestible et ferme, laissaient
apercevoir en ces couleurs naissantes d'aurore, en ces ébauches
d'arc-en-ciel, en cette extinction de soirs bleus, cette essence
précieuse que je reconnaissais encore quand, toute la nuit qui suivait
un dîner où j'en avais mangé, elles jouaient, dans leurs farces
poétiques et grossières comme une féérie de Shakespeare, à changer mon
pot de chambre en un vase de parfum. "

L'"effet Proust", c'est cette forte odeur inhabituelle, (de violette?) des urines , consécutive à l'absorption d'asperges..et toc...

sur Proust et l'asperge: http://expositions.bnf.fr/proust/grand/208.htm
sur l'histoire invraisemblable de ce tableau http://mucri.univ-paris1.fr/mucri10/article.php3?id_article=55

MANET Edouard, la botte d'asperge commandée par Charles Ephrussi
1880, huile sur toile, 46X55, Wallraf-Richartz Museum, Cologne.

Et soudainement, je me souvins de cette autre botte d'asperges, entrevue à Amsterdam, botte fermement liée, d'où l'une (en bas à droite pour ceux qui ne suivent pas) semble s'échapper, poindre son extrémité tourmentée et turgide, botte translucide et gorgée de sève prête à gicler à la moindre morsure.. rêveuses asperges endormies..


Botte d'asperges, Adriaen Coorte 1697, 25 x 20,5 cm, Rijksmuseum, Amsterdam

sur la symbolique phallique de l'asperge :
http://www.rijksmuseum.nl/images/aria/sk/z/sk-a-2099.z
http://www.rijksmuseum.nl/aria/aria_assets/SK-A-2099?lang=en&context_space=aria_themes&context_id=7085

Vous êtes émus?

là, tout n'est que calme, asperge et jus d'asperge


CECI n'est qu'une parodie..;-)

16/06/2007

06/03/2007

06/03/07 - 21:23

BAUDRILLARD SIMULACRES ET SIMULATION

Le simulacre, d'abord reconnu comme représentation du réel, s'est vu multiplié, systématisé par l'avènement industriel, contribuant à brouiller les repères entre l'image et ce qu'elle représente (ce qu'elle simule), jusqu'à ce que, " dans la société post-moderne, le simulacre ne finisse par précéder et déterminer le réel. "

" Il ne s'agit plus d'imitation, ni de redoublement, ni même de parodie, mais d'une substitution au réel des signes du réel, c'est-à-dire d'une opération de dissuasion de tout processus réel par son double opératoire, machine signalétique métastable, programmatique, impeccable, qui offre tous les signes du réel et en court-circuite toutes les péripéties. " (Jean Baudrillard. Simulacres et Simulation - Galilée 1981)

25/02/2007

25/02/07 - 23:58

°°°°°°°°°°


Marilyn Monroe's personal eye drops



The Zombies She's not there 1964
+ Malcolm McLaren's remix

26/01/2007

26/01/07 - 17:16

Louise Bourgeois' Rap


Louise Bourgeois, Untitled, 1996, cloth, bone, rubber and steel, 300.3 x 208.2 x 195.5 cm, Courtesy Cheim & Read, New York, Photo: Allan Finkelman


Otte

Il découvre un vaccin, elle dégotte un canapé à l'hôtel des ventes;
Il est diseur, elle calembourgeotte;
Il parle, elle parlotte;
Il joue à la bourse, elle boursicotte;
Il cuisine, elle popotte;
Il transporte, elle fourgotte (...);
La litote a été la bouée de sauvetage pour Lisotte;
Louise est une momote (elle fait des mots)
créosotte (Louise joue sur les mots, elle crée, donc elle est créosotte) (...).


http://www.bampfa.berkeley.edu/exhibits/bourgeois/otte.aiff

1995

14/01/2007

14/01/07 - 23:56

LES ROUILLES ENCAGEES




Quand j'étais à l'école, une élève m'a dit qu'elle voulait vivre en noir et blanc et au ralenti

11/01/2007

11/01/07 - 17:56




"Tu n'es jamais toi-même, tu n'existes que par des milliers de graines sorties de la poussière : tu n'es pas heureux " shakespeare, mesure pour mesure!

Be absolute for death; either death or life
Shall thereby be the sweeter. Reason thus with life:
If I do lose thee, I do lose a thing
That none but fools would keep: a breath thou art,
Servile to all the skyey influences,
That dost this habitation, where thou keep'st,
Hourly afflict: merely, thou art death's fool;
For him thou labour'st by thy flight to shun
And yet runn'st toward him still. Thou art not noble;
For all the accommodations that thou bear'st
Are nursed by baseness. Thou'rt by no means valiant;
For thou dost fear the soft and tender fork
Of a poor worm. Thy best of rest is sleep,
And that thou oft provokest; yet grossly fear'st
Thy death, which is no more. Thou art not thyself;
For thou exist'st on many a thousand grains
That issue out of dust. Happy thou art not;
For what thou hast not, still thou strivest to get,
And what thou hast, forget'st. Thou art not certain;
For thy complexion shifts to strange effects,
After the moon. If thou art rich, thou'rt poor;
For, like an ass whose back with ingots bows,
Thou bear's thy heavy riches but a journey,
And death unloads thee. Friend hast thou none;
For thine own bowels, which do call thee sire,
The mere effusion of thy proper loins,
Do curse the gout, serpigo, and the rheum,
For ending thee no sooner. Thou hast nor youth nor age,
But, as it were, an after-dinner's sleep,
Dreaming on both; for all thy blessed youth
Becomes as aged, and doth beg the alms
Of palsied eld; and when thou art old and rich,
Thou hast neither heat, affection, limb, nor beauty,
To make thy riches pleasant. What's yet in this
That bears the name of life? Yet in this life
Lie hid moe thousand deaths: yet death we fear,
That makes these odds all even.

CLAUDIO

I humbly thank you.
To sue to live, I find I seek to die;
And, seeking death, find life: let it come on.

10/01/2007

10/01/07 - 14:54

KITSCH////// Salomé Wilde 1893 Alla Nazimova 1923


SALOME. Iokanaan! Je suis amoureuse de ton corps. Ton corps est
blanc comme le lis d'un pré que le faucheur n'a jamais fauché. Ton
corps est blanc comme les neiges qui couchent sur les montagnes,
comme les neiges qui couchent sur les montagnes de Judée, et
descendent dans les vallées. Les roses du jardin de la reine
d'Arabie ne sont pas aussi blanches que ton corps. Ni les roses du
jardin de la reine d'Arabie, ni les pieds de l'aurore qui trépignent
sur les feuilles, ni le sein de la lune quand elle couche sur le
sein de la mer... Il n'y a rien au monde d'aussi blanc que ton
corps.--Laisse-moi toucher ton corps!
...
SALOME. Ton corps est hideux. Il est comme le corps d'un lépreux.
Il est comme un mur de plâtre ou les vipères sont passées, comme un
mur de plâtre où les scorpions ont fait leur nid. Il est comme un
sépulcre blanchi, et qui est plein de choses dégoûtantes. Il est
horrible, il est horrible ton corps!... C'est de tes cheveux que
je suis amoureuse, Iokanaan. Tes cheveux ressemblent à des grappes
de raisins, à des grappes de raisins noirs qui pendent des vignes
d'Edom dans le pays des Edomites. Tes cheveux sont comme les cèdres
du Liban, comme les grands cèdres du Liban qui donnent de l'ombre
aux lions et aux voleurs qui veulent se cacher pendant la journée.
Les longues nuits noires, les nuits où la lune ne se montre pas, où
les étoiles ont peur, ne sont pas aussi noires. Le silence qui
demeure dans les forêts n'est pas aussi noir. Il n'y a rien au
monde d'aussi noir que tes cheveux... Laisse-moi toucher tes
cheveux.
...
SALOME. Tes cheveux sont horribles. Ils sont couverts de boue et
de poussière. On dirait une couronne d'épines qu'on a placée sur
ton front. On dirait un noeud de serpents noirs qui se tortillent
autour de ton cou. Je n'aime pas tes cheveux... C'est de ta
bouche que je suis amoureuse, Iokanaan. Ta bouche est comme une
bande d'écarlate sur une tour d'ivoire. Elle est comme une pomme de
grenade coupée par un couteau d'ivoire. Les fleurs de grenade qui
fleurissent dans les jardins de Tyr et sont plus rouges que les
roses, ne sont pas aussi rouges. Les cris rouges des trompettes qui
annoncent l'arrivée des rois, et font peur à l'ennemi ne sont pas
aussi rouges. Ta bouche est plus rouge que les pieds de ceux qui
foulent le vin dans les pressoirs. Elle est plus rouge que les
pieds des colombes qui demeurent dans les temples et sont nourries
par les prêtres. Elle est plus rouge que les pieds de celui qui
revient d'une forêt où il a tué un lion et vu des tigres dorés. Ta
bouche est comme une branche de corail que des pêcheurs ont trouvée
dans le crépuscule de la mer et qu'ils réservent pour les rois...
! Elle est comme le vermillon que les Moabites trouvent dans les
mines de Moab et que les rois leur prennent. Elle est comme l'arc
du roi des Perses qui est peint avec du vermillon et qui a des
cornes de corail. Il n'y a rien au monde d'aussi rouge que ta
bouche... laisse-moi baiser ta bouche.

07/01/2007

07/01/07 - 20:24

ZOO trailer P. GREENAWAY



A is for Angelfish
B is for Butterfly
C is for Crocodile
D is for Dog
E is for Elephant
F is for Flamingo
G is for Giraffe
.....
J is for Jaguar
K is for Kangaroo
L is for Lion
M is for Monkey
O is for Ostrich
P is for Penguin
Q is for Quagga
R is for Rhinoceros
....
V is for Vulture
Z is for Zebra

07/01/07 - 20:12

THE PILLOW BOOK (Notes de chevet) P. Greenaway



trailer mais avec improbable bande-son de Ederlezi

04/01/2007

04/01/07 - 19:39

QUESTIONNAIRE ?????????????????

Sei Shônagon - Notes de chevet (Makura no sôshi) écrit vers l'an 1000
......

18. Choses qui font battre le coeur

Des moineaux qui nourissent leurs petits.
Se coucher seule dans une chambre délicieusement parfumée.
S'apercevoir que son miroir de Chine est un peu terni.
Une nuit où l'on attend quelqu'un. Tout à coup, on est surpris par le bruit de l'averse que le vent jette contre la maison.

19. Choses qui font naître un doux souvenir du passé

Les roses trémières désséchées.
Les objets qui servirent à la fête des poupées.
Un petit morceau d'étoffe violette ou couleur de vigne, qui vous rappelle la confection d'un costume, et que l'on découvre dans un livre où il est resté, pressé.
Un jour de pluie, où l'on s'ennuie, on retrouve les lettres d'un homme jadis aimé.
Un éventail chauve-souris de l'an passé.
Une nuit où la lune est claire.

26. Choses élégantes

Dans un bol de métal neuf, on a mis du sirop de liane avec de la glace pilée.
Un rosaire en cristal de roche.
De la neige tombée sur les fleurs des glycines et des pruniers.
...

28. Choses qui ne s'accordent pas.

Des roses trémières fichées dans des cheveux crépus.
Une mauvaise écriture sur du papier rouge.
La neige tombée sur la maison de pauvres gens. C'est encore plus pénible à voir quand la lumière de la lune y pénètre. Par un beau clair de lune, rencontrer une inélégante voiture découverte.

54. Choses que l'on entend parfois avec plus d'émotion qu'à l'ordinaire.

Le bruit des voitures, au matin, le premier jour de l'an. Le chant des oiseaux. A l'aurore, le bruit d'une toux, et, il va sans dire, le son des instruments.

56. Choses qui gagnent à être peintes

Un pin. La lande en automne. Un village dans la montagne. Un sentier dans la montagne. La grue. Le cerf. Un paysage d'hiver, quand le froid est extrême. Un paysage d'été, au plus fort de la chaleur.

57. Choses qui émeuvent profondément.
...
A la fin du neuvième mois ou au début du dixième, la musique des grillons qui vous parvient, si faible qu'on ne sait dire si on l'entend ou non.
Une poule étalée sur ses poussins, pour les protéger.
Tard en automne, les gouttes de rosée qui brillent comme des perles de toutes sortes sur les roseaux du jardin.
Le soir, quand le vent souffle dans les bambous, au bord de la rivière.
S'éveiller à l'aube, et aussi s'éveiller la nuit, c'est toujours émouvant.
Un village dans la montagne, sous la neige.
...
La lande en automne.
De très vieux bonzes qui font leurs pieux exercices.
Une chaumière délabrée où grimpe et s'accroche le houblon, avec un jardin où croissent à l'envi l'armoise et les herbes folles, lorsque la clarté de la lune les illumine sans laisser un coin sombre, et que le vent souffle doucement.
...


61. Choses sans valeur

Un grand bateau, à sec dans une baie, à marée basse.
Un grand arbre renversé par le vent et couché sur le sol, les racines en l'air.
Le dos d'un lutteur qui se retire après avoir été battu.
Le temps qu'une femme dont la chevelure est courte met à se peigner après avoir oté ses faux cheveux.

82. Choses qui ne servent plus à rien mais qui rappellent le passé.

Une natte à fleurs, vieille, et dont les bords usés sont en lambeaux.
Un pin desséché, auquel s'accroche une glycine.
Dans le jardin d'une jolie maison, un incendie a brûlé les arbres.
L'étang avait d'abord gardé son aspect primitif; mais il a été envahi par les lentilles d'eau, les herbes aquatiques.
...

Sei Shônagon - Notes de chevet (Makura no sôshi)) vers l'an 1000

19/12/2006